Dans cet article, je vous aide à organiser votre voyage en Amérique latine avec des thématiques telles que la sécurité, le budget ou encore l’organisation quotidienne.

Les déplacements

J’ai longtemps voulu faire ce périple en van. Sauf que voilà, c’est loin d’être aussi simple. Il n’est pas possible d’acheter son véhicule n’importe où. La plupart des voyageurs l’achètent aux États-Unis, au Canada ou le font venir d’Europe. Dans le cas d’un achat en Amérique latine, il faut bien souvent revendre son véhicule dans le pays où on l’a acheté, donc prévoir de faire une boucle. Les deux pays où les démarches sont les plus simples sont le Chili et la Colombie. Voici un comparatif qui permet de comparer les différentes options et un guide pour connaître les démarches à suivre lors de l’achat d’un véhicule en Amérique latine.

Quoi qu’il en soit, après réflexion, la solution la plus pratique et économique pour voyager en Amérique du Sud est le bus. La plupart du temps, on peut réserver ses billets de bus directement dans les gares routières quelques minutes avant le départ. Les hôtels et auberges de jeunesse s’occupent aussi des réservations pour les voyageurs, ça coûte souvent légèrement plus cher mais la différence n’est pas très importante. Les transports en commun sont très bien desservis et les départs sont très réguliers. J’ai rarement attendu plus de trente minutes en allant directement sur place sans réservation sauf pour deux ou trois destinations particulières. Les applications Busbud & Redbus sont très utiles pour connaître les horaires de départ et on peut réserver directement en ligne pour quelques euros en plus. 

Enfin, prendre des bus de nuit est un bon compromis pour économiser, ça permet de garder l’argent d’une nuit d’hôtel. Soyez quand même vigilant à vos sacs en soute. De même, ne mettez jamais vos petits sacs dans les compartiments du haut. En Amérique latine, les vols d’opportunisme sont assez communs.

Pour se déplacer, on a utilisé l’application Maps.me. Elle fonctionne hors connexion si l’on télécharge les cartes en amont. Elle est vraiment pratique car il y a souvent les emplacements des différents bus et collectivos quand ceux-ci ne se prennent pas aux gares routières. Maintenant, cette application est payante (5€/mois) mais vous pouvez télécharger les cartes puis vous désabonner ensuite. Google Maps fonctionne de la même façon et c’est une bonne alternative pour ne rien payer.

La sécurité

On ne va pas se mentir, je n’étais pas forcément sereine avant de partir tant j’avais entendu de choses sur l’Amérique latine. C’est la question qui revient le plus souvent et c’est celle qui empêche certaines personnes de partir. Pour vous dire la vérité, il suffit seulement de faire attention et d’adopter quelques réflexes et tout ira bien ! Les gens qu’on a rencontré étaient d’une gentillesse et d’une bienveillance extraordinaire. Il faut simplement penser à suivre ces quelques règles de base. 

  • Éviter de se promener de nuit quand on ne connait pas. Si vous voulez sortir, faites appel à un taxi, tant pis pour le prix. 
  • Suivre les conseils des locaux si on vous recommande de ne pas aller dans un endroit en particulier. 
  • Ranger son téléphone dans les grandes villes, ne pas se promener avec son appareil photo autour du cou. Ne pas attiser d’envies en montrant des signes ostentatoires de richesse. 

Il faut savoir que la plupart des accidents arrivent la nuit. Vous n’avez pas plus de chance de vous faire agresser qu’en sortant de boîte de nuit à Paris. De jour, il faut être vigilant mais c’est tout. Ce qu’il risque de vous arriver, c’est surtout un vol d’opportunisme, si vous laissez traîner vos affaires. Donc surveillez bien vos sacs dans les bus ou dans les endroits où il y a beaucoup de monde.

Prévoyez une petite pochette discrète pour ranger passeport, CB et documents importants. Pensez aussi à faire des photocopies ou à garder les documents sur vos téléphones et votre boîte mail. Je ne me déplace jamais avec mon passeport sur moi par exemple, je le laisse toujours à l’hôtel. Pareil si je retire des grosses sommes, une partie reste dans mon sac à l’intérieur de ma chambre.

Les logements

On réservait bien souvent le jour pour le soir-même via Booking ou Airbnb, directement sur nos téléphones. Il est aussi possible de négocier en direct avec les hôtels si vous avez vu de la disponibilité avant. Ça évite les frais de commission des sites.

En moyenne, on ne payait rarement plus de 10€/nuit/personne pour une chambre double avec salle de bain commune. Si vous voyagez seul(e), vous pouvez opter pour des nuits en dortoir dans les auberges de jeunesse via le site d’Hostelworld

La nourriture et l’eau

Le meilleur compromis est de manger l’almuerzo pour quelques euros, souvent composé d’une soupe, d’un plat principal et d’une boisson. Sinon, la street food est une très bonne option. 

Bien entendu l’eau du robinet n’est pas potable dans la plupart des pays d’Amérique latine. Pour pouvoir la boire, il existe des gourdes filtrantes ou des filtres à charbon actif pour purifier l’eau.

En Bolivie particulièrement, l’eau est de très mauvaise qualité et contient des amibes. C’est le pays le plus pauvre d’Amérique du Sud et nous ne sommes pas habitués aux eaux non traitées. De plus, en altitude, l’eau ne bout qu’à 80 degrés, ce qui n’est pas suffisant pour tuer toutes les bactéries. Beaucoup de gens tombent malade en Bolivie, d’autant plus que l’altitude provoque parfois des diarrhées, ce qui n’aide pas en cas d’intoxications alimentaires. 

De manière générale, il est conseillé d’éviter les crudités puisque les légumes sont nettoyés à l’eau du robinet. Il faut également faire attention aux soupes en altitude et à la viande dans les stands de rue qui traîne parfois des heures voir des jours au soleil. Enfin, évitez les glaçons si vous avez un doute.

Les excursions 

Pour réserver des excursions, on trouve très souvent dans les villes des agences de voyage. Même les hôtels et les auberges de jeunesse peuvent proposer ces services. Parfois, c’est indispensable de partir avec un guide. D’autres fois, on peut aller à l’aventure tout seul, si l’on est bien renseigné. 

Quand on part avec une agence, le guide vient très souvent nous récupérer jusqu’à notre hôtel. Si ce n’est pas le cas, il le précise et donne un rendez-vous dans un lieu accessible de la ville. 

Quand on réserve une excursion sur plusieurs jours, on peut choisir de laisser nos sacs dans une storage room à l’hôtel. Presque tous les hôtels en Amérique latine acceptent sans paiement. Il faut prévoir un petit cadenas pour fermer son sac et partir en toute tranquillité. Bien sûr, emportez avec vous tous vos objets de valeur. On faisait même ça les journées où l’on devait rendre notre hébergement le matin et que notre bus n’était que le soir. De cette façon, on peut profiter de la journée sans porter 15kg sur le dos. 

Quand vous partez, même à la journée, prévoyez toujours du liquide. Il y a souvent des frais cachés que les guides oublient de mentionner comme les entrance fee

Aussi, pour visiter les villes, on choisit souvent de le faire grâce à des freewalkingtour. Je réserve directement sur internet via le site GuruWalk (il en existe d’autres). Ça permet de visiter les différents sites culturels avec des personnes qui connaissent leur pays. On peut choisir de le faire en anglais ou en espagnol. Les groupes en anglais sont souvent les plus nombreux. Parfois, il y a même des dégustations de produits locaux inclus. À la fin, on donne le pourboire que l’on veut à notre guide. 

Les banques 

Pour partir, j’ai opté pour deux banques différentes. C’est hyper important pour moi d’avoir deux cartes bancaires placées à deux endroits différents. Pour les vols, mais aussi si l’un des comptes est bloqué ou qu’un des plafonds est atteint. J’ai une Visa de Boursorama Banque et une Mastercard chez N26. À certains endroits, les distributeurs automatiques n’acceptent que l’une ou l’autre, d’où l’importance pour moi d’avoir Visa et Mastercard.

Au niveau des frais, chez Boursorama (carte gratuite), les paiements sont gratuits à l’étranger et j’ai droit à trois retraits par mois. Au delà, une commission de 1,69% s’applique. Chez N26 (carte gratuite aussi), les paiements sont gratuits et j’ai trois retraits gratuits en Europe. Pour tout autre retrait, une commission de 1,7% est appliquée.

Il est primordial de choisir une carte qui permet les paiements gratuits à l’étranger car concrètement, on paye presque tout en liquide. Ici, vous avez accès à un comparatif des meilleures cartes bancaires à l’étranger. Je préfère la N26 car les paiements apparaissent instantanément sur l’application. Je n’ai aucun frais, même si je n’utilise pas ma carte, ce qui n’est pas le cas chez Boursorama. Il faut faire au minimum un achat par mois.

Les distributeurs automatiques prennent parfois leur propre commission, mais ça, on ne peut rien faire, quel que soit notre banque. Quand elles sont trop élevées, il faut essayer d’autres distributeurs. Par exemple, en Colombie et au Mexique, la banque BBVA n’a aucun frais bancaire. Voici un second comparatif avec le nom des banques locales à privilégier en Amérique du Sud.

💡Attention à ne jamais accepter les conversions dans les banques. Il faut toujours retirer dans la devise du pays, sinon on peut facilement perdre des dizaines d’euros à chaque retrait.

Le budget

Pour 8 mois en Amérique du Sud, j’ai dépensé 10 000€.

  • Assurance voyage Chapka : 338€
  • Billets avion : 2065€ (aller-retour + billet Galapagos + billet Costa Rica/Colombie)
  • Ce qui fait une moyenne de 31€/jour entre logements, nourriture, transports et activités.

J’utilise souvent ce planificateur pour estimer le coût de chaque pays. Les pays les moins chers étaient pour nous l’Équateur (hors Galápagos), le Nicaragua, le Guatemala, la Bolivie et la Colombie. Le Costa Rica, le Pérou et le Mexique ont été les plus chers. 

L’organisation quotidienne

Combien de temps dans chaque pays ? 

Honnêtement, ça dépend de votre façon de voyager. Dans notre cas, on a en moyenne passé un mois par pays. Trois semaines seulement au Costa Rica (c’était assez cher) et un mois et demi en Colombie par exemple car on y a fait un Workaway.

Comment laver ses vêtements ?

On trouve partout des lavanderia pour nettoyer son linge, que ce soit en ville ou dans les villages. Même les hôtels proposent parfois ce service.

Comment communiquer ? 

On achetait chaque fois une carte SIM dès qu’on arrivait dans un pays, soit dans des magasins de téléphonie soit dans des boutiques de rue. D’ailleurs, pour acheter une SIM locale, il faut toujours se munir de son passeport. De plus, il est préférable d’éviter de l’acheter à l’aéroport car c’est souvent beaucoup plus cher. Maintenant, beaucoup de voyageurs utilisent les e-SIM comme Mobimatter, Holafly ou Airalo mais les coûts sont bien plus élevés.

Il y a souvent les mêmes opérateurs qui reviennent sur le marché : Claro, Movi Star & Tigo. Ça nous coûtait entre 10 et 20€ par mois selon les pays et on avait souvent internet illimité.

Bon à savoir : en Bolivie, privilégiez la compagnie Entel. C’est celle qui capte dans les endroits les plus reculés (Amazonie, Huayna Potosi etc). 

Les passages de frontières, comment ça se passe ? 

J’avais un peu peur lors des passages de frontière terrestre et il est vrai que certaines sont parfois plus chaotiques que d’autres. Mais dans l’ensemble, ça s’est bien passé. Il suffit de faire attention à ses affaires car il y a beaucoup de passage. L’essentiel est de s’assurer que les douaniers tamponnent bien le passeport pour la sortie du pays puis pour son entrée. Les fraudes sont fréquentes sur les passages de frontière terrestre. Un oubli intentionnel de tampon et l’on vous attend de l’autre côté où vous êtes rentré illégalement. Les notes à payer sont alors très salées.

Concernant les passages de frontières aériennes, il peut arriver que certains pays demandent un billet de sortie du territoire. Sur Onewayfly, Onwardticket ou Bestonwartickets, vous pouvez vous en procurer un faux (ou du moins, un vrai qui sera annulé) pour quelques euros. Pensez également à regarder la liste des objets interdits qui varient selon les pays. Par exemple, au Nicaragua, les drones ne sont pas autorisés. 

Le matériel

J’ai préparé un article spécial sur comment préparer son sac à dos alors je vous laisse jeter un coup d’œil. N’oubliez pas de ne pas trop vous charger, on ne doit pas porter plus d’un cinquième de son poids. Il faut également prévoir des vêtements chauds et froids. Il y a des endroits en altitude où un équipement avec doudoune, kway etc est indispensable. 

L’assurance

J’ai testé les deux plus populaires sur le marché qui sont Chapka et GoByAva et je vous donne mon retour dans cet article.

Dans tous les cas, il faut bien penser à regarder la liste des documents à renvoyer en cas de sinistre car il y a un formulaire spécial à faire remplir au personnel de santé.

Les prix varient en fonction des pays que vous souhaitez faire. Le Canada et les États-Unis font flamber les tarifs. Moi, j’ai payé l’équivalent de 42€/mois en Amérique latine. 

Les vaccins 

Le mieux est d’aller dans un centre international de vaccination pour avoir l’avis d’un professionnel de santé. En revanche, parfois, ils insistent pour faire toute une ribambelle de vaccins, plus au moins utiles et ça revient vite très cher… À vous de voir ce que vous souhaitez faire. Il faut s’y prendre relativement à l’avance parce que certains vaccins nécessitent 2 à 3 doses avec un temps de latence entre chaque dose. D’autres doivent aussi être renouvelés quelques années après la première dose. Pour ma part, j’ai simplement la fièvre jaune et l’hépatite A. Je recommande aussi le vaccin contre la rage en trois injections à cause des nombreux chiens errants en Asie ou en Amérique latine.

Pour connaître la liste des vaccins nécessaires à chaque destination, vous pouvez aussi consulter les sites de l’Institut Pasteur et de Planificateur à contresens.

Selon les zones, il est aussi conseillé de prendre un traitement anti-paludique. De manière générale, je vous conseille de toujours emmener du répulsif et de porter des vêtements clairs et amples pour éviter au maximum les piqûres de moustiques. Ces derniers peuvent être porteurs du palu mais aussi de la dengue et bien d’autres maladies. Si vous êtes sujets à de fortes fièvres accompagnées de maux de tête, de douleurs aux yeux, de diarrhées ou vomissements, de douleurs abdominales et/ou musculaires, alors il faut absolument consulter un médecin !

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J’espère que cet article vous aura été utile pour organiser votre voyage en Amérique latine. Maintenant, place à la découverte de ce merveilleux continent !

Voyage réalisé de novembre 2021 à juin 2022

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