La Polynésie compte 118 îles réparties sur cinq archipels : les îles de la Société, les Marquises, les Tuamotu, les Gambier et les Australes. Toutes ces îles réparties dans le Pacifique ont la superficie équivalente à l’Europe. Du coup, choisir quelles îles visiter n’est pas si simple. De notre côté, nous avons choisi les Tuamotu d’une part parce que le pass n’était pas très cher (environ 400€). D’autre part, pour la proximité et la richesse de la faune locale. À Tikehau, c’est le lieu d’observation parfait pour les raies mantas. Vous pourrez plonger avec des dauphins à Rangiroa. Enfin, Fakarava est connue pour son mur de requins gris.
Tikehau
Tikehau est un tout petit atoll. Le tour en vélo se fait en une heure seulement. Il n’y a pas de distributeur, pensez à retirer suffisamment d’argent en amont. Sur l’île, on trouve un petit magasin où acheter quelques produits secs et un snack (leur restaurant local). Il n’y a pas beaucoup de produits frais à Tikehau, difficile donc pour se cuisiner un bon repas.
Nous avons logé à la pension Justine. L’emplacement en tente coûtait 3500 francs (29€) et le repas du soir était proposé pour 2500 francs supplémentaires. La cuisine était d’ailleurs très bonne, idéal pour goûter à des spécialités locales. La pension est située à 500 mètres de l’aéroport.



Nous sommes resté deux jours sur l’île et nous avons fait une seule excursion, probablement la meilleure du séjour. En réservant directement à la pension, le programme fût le suivant : snorkelling avec les raies mantas, visite de l’île aux oiseaux et repas sur un motu de sable rose. C’est clairement le meilleur spot de raies mantas que l’on ait pu faire. Il y en avait une dizaine dans une eau claire de bonne qualité. On a pu rester une bonne demi-heure dans l’eau à nager autour d’elles sans être pressés par notre guide. De plus, le spot était presque vide, il n’y avait que nous pour en profiter. Ensuite, nous avons eu la chance d’observer des fous à pattes rouges sur l’île aux oiseaux. Enfin, on a savouré un bon repas sur un motu magnifique, perdu au milieu de nul part. L’excursion valait 8500 francs (70€).



Rangiroa
Je suis restée une semaine à Rangiroa afin de passer mon niveau de plongée. J’ai choisi le centre d’Arnaud, Rangiroa Diving Center. L’Open Water SDI est à 430 euros pour 5 plongées, ou 70€ la plongée. La star de Rangiroa, c’est le dauphin. Dans la passe de Tiputa, il n’est pas rare d’en croiser. J’ai adoré l’approche respectueuse d’Arnaud : ne pas toucher ou caresser les dauphins (alors que presque tous les autres clubs le font). Passer un niveau de plongée avec lui vous permettra d’avoir de super bases et de parfaitement maîtriser votre flottabilité. En revanche, ce moniteur peut parfois être froid et distant, à éviter donc si vous êtes anxieux et nécessitez d’être rassuré.
- Pour observer les dauphins, il faut se rendre à la pointe Ohotu. Prenez un verre au relais Joséphine par exemple et attendez que la magie opère.
- De plus, tôt chaque matin, les pêcheurs jettent les restes de leurs prises, ce qui attire les requins pointes noires. Rendez-vous devant le Yaka plongée pour y assister.
- Vous pouvez également partir en excursion et découvrir le lagon bleu et l’île aux récifs. Je ne l’ai pas faite car la journée valait 12000 francs (100€).


Pour manger ou boire un verre :
Chez Lili et Auguste ou Antoinette. Pour boire un cocktail, je vous conseille le Kia Ora resort & Spa.
Pour dormir :
On a testé Rangiroa Plage. 2700 francs/personne la nuit pour un dortoir de quatre personnes. Pas de cuisine ni de vélo à disposition mais la plage est très jolie et il y a un snack pour se restaurer le soir.
Fakarava
Fakarava, c’est notre coup de cœur de ce voyage en Polynésie. Classé réserve de biosphère par l’UNESCO, cette destination est célèbre pour son mur de requins gris pouvant compter jusqu’à 700 individus. Les requins ont besoin d’être en perpétuel mouvement afin de s’oxygéner. Ici, les courants leur permettent de respirer sans avoir à bouger, d’où la formation d’un « mur de requins ».
Vous pouvez plonger à la passe Nord ou à la passe Sud. J’ai choisi le centre Kaina Plongée, malgré la belle réputation d’O2. L’équipe était très cool et les plongées ne sont vraiment pas chères : 54€ la plongée à la passe Nord. Pour la passe Sud, c’est un peu plus coûteux à cause de la distance : 184€ les deux plongées en incluant le pique-nique. Il est aussi possible de loger directement dans le sud et de réserver les plongées dans un centre sur place. Voici les différences entre les deux spots.
Passe Nord : Il est possible de faire des plongées dérivantes. La sensation est incroyable. On ne fait aucun effort et on a vraiment l’impression de voler dans l’eau. C’est plus vaste, on peut voir des choses différentes tous les jours. C’est ce que j’ai préféré.
Passe Sud : la biodiversité est plus concentré, il y a moins de surprise car toutes les espèces se trouvent là où on les attend. Le mur de requins est plus impressionnant. Il faut faire presque deux heures de bateau depuis le nord pour se rendre à la passe sud. C’est pourquoi, le prix est plus excessif. Les plongées ne se font que par deux.
Quelques activités à faire sur l’île :
- Déjeuner au snack du requin dormeur. La nourriture est bonne, on observe des requins nourrices se pavaner juste à côté et on mange littéralement les fesses dans l’eau.
- Se rendre au PK9 (bornes kilométriques) au nord, après le phare. La plage est magnifique avec un joli cocotier penché. La route pour s’y rendre est en gravier et le vent n’aide pas vraiment pour le retour. Vous mettrez 20 min pour vous y rendre depuis Rotoava, le point kilométrique 0. D’ailleurs, je vous conseille de louer des vélos pour profiter pleinement de l’île. Vous pouvez le faire via ce numéro : + 689 87 75 34 84. La location à la journée est de 1000 francs contre 5000 pour la semaine.
- Se faire masser chez Lili massage. Quoi de mieux qu’un bon massage face à la plage ? Je vous laisse le contact de la masseuse, qui est adorable. + 689 87 26 26 72. Comptez 15 000 fr pour un massage en duo (125€).
- Visiter l’huilerie Teviru. Au PK13, côté lagon, vous trouverez une petite entreprise familiale qui sera ravie de vous offrir une petite visite. L’occasion, pourquoi pas, de repartir avec quelques produits.



Où se loger ?
Vous avez deux options. Dormir du côté de la passe sud est peut-être plus pratique pour plonger sur place. En revanche, j’ai entendu dire qu’il n’y avait pas beaucoup de logement. Nous avons choisi un camping au Nord, celui de Tekopa Village pour 2000 francs/pers pour une tente. Transfert jusqu’à l’aéroport optionnel à 1500 fr. L’emplacement est sur une magnifique plage. Nous avons pu nous essayer à la pêche au harpon avec le matériel des propriétaires et c’était une chouette expérience.
Où manger ?
Chez Elda, beau petit restaurant au bord de l’eau où le poisson cru est à l’honneur.
Meko Bar propose de délicieux cocktails sur la plage.
Anectodes sur les Tuamotu
On s’est demandé pourquoi on ne trouvait que du thon (ou parfois de l’espadon) dans les restaurants. Les lagons sont remplis de poissons en tout genre (poisson perroquet, rouget, baliste…) alors pourquoi les cartes n’en mentionnent aucun ? Il semblerait que ce soit à cause d’une bactérie nommée Ciguatera. La ciguatoxine est produite par des algues microscopiques présentes dans les récifs coralliens et se transmet à travers la chaîne alimentaire. Il existe donc un risque pour l’homme de contamination. Les symptômes pour nous seraient nausées, diarrhées, douleurs abdominales, vomissements etc.
Aux Tuamotu, dans les restaurants, on trouve toujours la même chose. Du thon rouge ou des burgers avec des frites. (Bien sûr, je ne parle pas ici des restaurants dans les hôtels luxueux ou dans les pensions de famille, mais ceux que l’on trouve dans la rue). En tout cas, très peu de fruits et de légumes. Encore une fois, je me suis longuement questionnée. Cela pourrait pousser ici avec le climat. Il semblerait que les produits locaux soient exportés. Quant aux îles reculées, elles sont approvisionnées une fois par semaine par bateau. Au magasin, on trouve quelques produits frais pendant deux ou trois jours avant que tout ne soit dévalisé. Il vaut donc mieux connaître les dates de chargement.
Enfin, on a eu la chance de tomber sur une vraie star du football français à Fakarava. On a rencontré Bixente Lizarazu au snack du requin dormeur à Fakarava. Improbable et pourtant, pas tellement. C’est un fan de surf et de plongée. Il a même réalisé un documentaire sur les requins gris de Faka.
Voyage réalisé en octobre 2021