Un voyage au Japon, ça se prépare à l’avance ! Pour être sûr d’avoir des hébergements pas trop chers et bien placés mais aussi pour faire de nombreuses économies, il faut s’organiser. Je te livre ici tous mes conseils pour appréhender au mieux ce voyage au pays du Soleil-levant.

Quelles saisons privilégier pour aller au Japon ?

Le Japon peut se visiter toute l’année mais les deux périodes les plus prisées sont l’automne (saison des érables appelée Momiji qui s’étend de fin octobre à début décembre) et le printemps (saison des cerisiers en fleurs appelée Sakura qui s’étend de fin mars à mi-avril). C’est durant ces périodes que les couleurs sont les plus belles mais c’est aussi là où il y a le plus de tourisme. Pensez bien à réserver vos hébergements à l’avance, surtout pendant ces moments de l’année.

Les déplacements au Japon

Le train

Le train est une des meilleures options pour se déplacer rapidement au Japon. Les fameux Shinkansens n’ont d’ailleurs jamais une minute de retard. C’est le pays le plus fiable en terme d’horaires, avec la Suisse. Jusqu’à présent, c’était aussi la solution la plus économique grâce au JR Pass. Dû à son augmentation, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Ce pass permet de prendre tous les trains du réseau JR en illimité dans tout le pays ainsi que différentes lignes de métro. Il est valable 7, 14 ou 21 jours selon la formule choisie. Pour une semaine, le pass coûte 50 000 ¥ (300€), 80 000 ¥ (480€) pour deux semaines et 100 000 ¥ (600€) pour trois semaines. Ce n’est donc plus très rentable !

Il existe aussi un autre ticket : le Seishun Juhachi Kippu. Il permet de voyager trois (10 000 ¥) ou cinq jours (12050 ¥) de façon illimitée à l’échelle nationale dans les trains JR. C’est un billet saisonnier, valable uniquement : au printemps du 1er mars au 10 avril, l’été du 20 juillet au 10 septembre ou l’hiver du 10 décembre au 10 janvier.

Le bus

Le bus est l’option la plus économique et celle que nous avons choisi pour faire Tokyo-Kyoto. Par exemple, avec la compagnie Sakura Express, j’ai payé 18€ pour ce trajet en bus de nuit. On peut réserver les billets directement sur 12go.com.

À Kyoto, j’ai pris le métro pour aller à Nara puis à Osaka.

La location de voiture

Pour pouvoir louer une voiture au Japon, il faut faire traduire son permis de conduire en japonais. Pour cela, rien de plus simple. Il suffit de se rendre à la JAF (Japan Automobile Federation), ouverte de 10h à 17h en semaine. On remplit un formulaire puis on laisse son permis de conduire (français ou international peu importe) pendant vingt-quatre heures. Et voilà, le tour est joué ! Dans notre cas, la traduction a été faite en un peu plus d’une heure. Évitez d’y aller à l’ouverture car tout le monde fait ça. Vers 11h, il n’y avait déjà presque plus personne. La traduction coûte 4000 ¥ pour une durée de validité d’un an.

Pour ceux qui n’ont pas de temps à perdre sur place, il est possible de faire la demande en ligne en amont mais le délai est plus long, jusqu’à deux semaines. De plus, elle doit être faite sur le territoire japonais donc il vous faudra installer un VPN pour contrer cette problématique et l’avoir prête pour le jour d’arrivée.

On a loué une voiture dans les Alpes japonaises sur l’application Klook. On a trouvé ça très fluide, aucun papier à fournir, tout s’est très bien déroulé. Par contre, il n’y avait pas de bureau où se rendre. On a fait l’échange dans la rue, directement sur le bas côté avec un chinois qui ne parlait pas du tout anglais. On a payé 221€ pour six jours de location. Pour visiter la campagne japonaise, la voiture est une excellente alternative. Déjà, elle apporte plus de flexibilité et permet de visiter des lieux plus reculés moins accessibles en transports en commun. Aussi, à partir de deux voyageurs ou plus, c’est plus rentable que les trains qui coûtent relativement chers.

Se déplacer en métro dans les villes

Pour connaître l’itinéraire à suivre pour chacun de vos déplacements, vous pouvez utiliser Google Maps. L’application indique très bien les numéros de bus ou les lignes de métro à emprunter. En revanche, j’ai trouvé que prendre le métro au Japon était loin d’être fluide. Presque tout est écrit en japonais et j’ai eu du mal à savoir dans quel sens prendre le métro car les trajets effectués par chaque ligne ne sont pas souvent indiqués.

On se déplace principalement en bus ou en métro dans les grandes villes. Pour cela, il faudra se munir d’une carte Suica. Soit en dématérialisée sur son téléphone via Apple Pay, soit en physique à l’aéroport ou certaines stations. L’avoir sur son téléphone permet de la recharger plus rapidement, sans faire la queue aux bornes. Cela dit, elles sont aussi rechargeables dans les konbinis. Attention, s’il reste de l’argent sur la carte à la fin de votre séjour, ce n’est pas remboursable.

Les villes proposent aussi des systèmes de pass pour les déplacements en métro. Ça permet de faire des économies considérables. Par exemple, le Tokyo Metro Pass est valable trois jours pour 1500 ¥. Il s’utilise sur les lignes avec le sigle G et non celles avec le sigle JY. Ou encore un day pass à 1100 ¥ à Kyoto…

Les hébergements au Japon

Si vous voyagez en période touristique au Japon, je vous conseille de réserver vos hébergements à l’avance. Ça évitera de payer des hôtels très chers pour une qualité assez médiocre. Notez aussi qu’Airbnb est un bon compromis car parfois, les logements sont plus abordables que sur d’autres plateformes. Je n’ai pas grand chose à vous recommander car j’ai tout réservé à la dernière minute donc le rapport qualité/prix n’a jamais été exceptionnel. Aussi, les check-in se font relativement tard, entre 15 et 16h dans la plupart des hôtels.

Il est aussi possible de dormir dans des hébergements typiques au Japon tels que :

  • Les ryokans : hôtel traditionnel japonais avec le sol en tatami, des futons en guise de lit et des kimonos comme pyjama. La plupart des ryokans proposent également le dîner servi en chambre et disposent d’onsens, les sources d’eau chaude japonaises.
  • Les Shukubos : ce sont des temples où l’on peut vivre au rythme des moines en effectuant les prières quotidiennes, la méditation et en partageant les repas qui sont bien souvent des festins végétariens. Une expérience unique !

Dans les deux cas, les prix sont assez élevés et il est nécessaire de réserver à l’avance.

Budget pour un voyage au Japon

Les plus gros postes de dépense sont les hébergements et les déplacements. Encore une fois, pour économiser sur les hébergements, il faut s’y prendre à l’avance. Pour les transports, privilégiez les bus et les pass à la journée dans les villes.

Concernant l’alimentation, il y a des restaurants vraiment abordables. Le prix moyen d’un menu est de 1000 ¥ (6€) mais il y a des chaînes encore moins chères comme Nakau et Yoshinoya où les plats sont aux alentours de 500 ¥. Enfin, les konbinis (FamilyMart, 7-Eleven, Lawson…) sont une excellente façon de bien manger tout en économisant.

Les activités ne sont pas très coûteuses. Par exemple, à Tokyo beaucoup de choses sont gratuites. À Kyoto en revanche, les temples sont souvent payants : entre 500 et 1000 ¥, ce qui peut faire un sacré budget à la fin de la journée. N’hésitez pas à regarder sur la plateforme Klook, qui est très populaire au Japon, pour réserver vos activités.

Les applications utiles

  • Pour avoir internet au Japon, on a utilisé Mobimatter. Ce sont des esim à activer en ligne. En effet, le prix d’une carte SIM locale est d’environ 7000-8000 ¥ pour un mois avec internet illimité. J’ai payé 27€ pour 30 jours et 35 gigas d’utilisation.
  • Au Japon, il y a aussi beaucoup de réseaux wifi publics auxquels on peut accéder. Il faut à chaque fois rentrer ses informations personnelles sur un portail. Pour éviter de le faire à chaque fois, l’appli Japan Wifi Auto Connect le fait automatiquement à notre place.
  • Google Maps pour les déplacements dans les grandes villes.
  • Sakura Navi pour connaître les spots des cerisiers et ainsi observer leur floraison au printemps.
  • Google traduction pour communiquer avec les gens qui ne parlent pas anglais. Pensez à télécharger le japonais et le français pour pouvoir l’utiliser hors connexion. Bien pratique aussi pour traduire des menus avec le système de photo quand il n’y a pas d’images.
  • Luup pour louer des trottinettes. 50 ¥ pour le déblocage et 15 ¥ par minute d’utilisation. Utile pour éviter de prendre le bus.

Les règles de bienséance au Japon

  • Il n’est pas autorisé de fumer dans les rues. Il y a des espaces fumeurs prévus pour dans chaque ville.
  • Avant d’entrer dans un hôtel ou chez un particulier, il est nécessaire d’enlever ses chaussures.
  • Les japonais sont très polis, ils s’excusent dix fois s’ils vous bousculent ou disent merci des centaines de fois en toutes circonstances. Par exemple, les chauffeurs de bus remercient chaque passager quand ils sortent du véhicule. De plus, ils sont très disciplinés et font même la queue à l’arrêt de bus.
  • Il est interdit de manger en marchant. Il faut s’arrêter et se mettre sur le côté. Certains commerces n’acceptent pas non plus qu’on mange devant leur boutique.
  • Les japonais n’apprécient pas qu’on rende la monnaie en main propre. Il y a des petites coupelles où poser vos pièces et vos billets à chaque caisse dans les magasins.

Top des expériences à ne pas louper pour un premier séjour

La nourriture
  1. Participer à une cérémonie de thé pour découvrir le savoir faire ancestral des traditions japonaises. On peut participer à une cérémonie un peu partout au Japon mais Kyoto reste le lieu le plus prisé. En effet, à quelques kilomètres de là, on trouve la région d’Uji, où l’on produit les thés les plus réputés du Japon.
  2. Boire un verre dans un Maid café. Ce sont de jeunes serveuses en costume de soubrette qui ressemblent à des personnages fictifs de manga. Elles proposent des services de divertissement au sein d’un café comme faire la conversation, animer une soirée en servant les boissons etc. 
  3. Manger dans un izakaya, un bar à tapas japonais.
  4. Découvrir des cafés à thème. Effectivement, il y en a beaucoup, surtout à Tokyo : Alice Fantasy Restaurant, Dawn Cafe, Harry Potter cafe etc…
  5. Manger un repas traditionnel gastronomique qui se compose de différentes petites bouchées servies sur un grand plateau.
  6. Déguster du bœuf d’exception ! Le mot wagyu signifie en fait bœuf en japonais. En réalité, le wagyu c’est l’ensemble des races bovines japonaises. On distingue la qualité du bœuf grâce à son grade ; A5 étant la plus élevée, c’est-à-dire la plus grasse et la plus persillée.
  7. Goûter des nigiri (sushis en japonais) préparés par un maître sushi & des daifuku (l’équivalent des mochis pour les japonais).
Les activités
  1. Dormir dans un Shukubo avec les moines.
  2. Tester un ryokan et se baigner dans un onsen. Attention, il est d’usage de s’y baigner tout nu et les tatouages ne sont pas toujours les bienvenus.
  3. Assister à un combat de sumo. Ils ont lieu durant les mois de janvier, mai et septembre à Tokyo. De plus, il est même possible de se rendre aux entraînements, sous certaines conditions. Ce site explique bien les différentes démarches à effectuer.
  4. Prendre des photos en kimono. On trouve de nombreuses boutiques dans les villes.
  5. Participer à un cours pour apprendre à faire des origamis.
  6. Faire des photos dans un purikura (photomatons qui nous transforment en personnage de dessin animé) ou ramener un souvenir dans un gashapon (machine à pièces distribuant des jouets dans des capsules).
  7. Assister à un spectacle de geisha ou de samouraïs.
  8. Rapporter un carnet rempli de goshuin, cette calligraphie réalisée par les moines que l’on peut obtenir à l’entrée de chaque temple.
  9. S’amuser à recenser toutes les plaques d’égout les plus originales. On trouve par exemple des plaques Pokémon à Kyoto et Uji, recensées ici. Chaque ville a aussi des plaques colorées aux designs différents. Vous pouvez les voir sur ce site qu’il faudra traduire en français.
  10. Répertorier aussi tous les plus beaux distributeurs automatiques du Japon.

Voyage effectué en octobre 2024

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